ma vie c arreté le mercredi 2 aout 2006 à 11 h00.
mon petit garçon est parti. mon petit blondinet au yeux bleu que j'aimais tant. il nous manque tout les jours, toute les heures, les minutes.
A son père, a son grand frère, a tout nos proches, la vie est tellement difficile.
pourquoi ! tout les jours on se pose la meme question, pourquoi lui, pourquoi nous. on était si bien tout les quatre.
il allait avoir 11 ans, toujours plein de vie, toujours en train de rire, de faire des calin, à son papa, à moi sa mamoune comme il m'appelait. toujours à se chamailler avec son grand frére, sylvain mais il voulait aussi lui ressembler.
la culpabilité que j'ai au fond de moi, c tout ce qui me reste. ce dire tout le temps que c moi qui l'ai envoyé au cimetière, et pourquoi, comment je me rappelle meme pas ! ce jour là tout se passait bien. on partait pour une semaine de vacances sur paris avec plein de projets en tete, et lui si content de partir se promener.
son grand frére a voulu dormir, il c donc installer derrière et vincent à coté de moi, regardait le trajet que l'on avait préparé et il languissait d'arriver. et puis le trou noir et l'accident. en quelques secondes je me suis retrouvé dans le fossé, je ne sais meme pas comment, j'ai du m'endormir, je ne vois que ça pour essayer d'expliquer ce moment !
a cette endroit là de l'autoroute pas de barrière de sécurité mais un fossé assez profond, la voiture est tomber. sylvain était blessé mais il avait les yeux ouverts et il parlait, vincent non. j'ai compris de suite que ça allait très mal pour lui, j'ai tout essayé pour lui faire ouvrir ses yeux, ces beaux yeux bleue, mais il perdait tout son sang par la bouche. j'avais beau le secouer, rien n'y faisait, je crois qu'il était déjà parti. je voulais que les gens autour s'occupe de lui, mais personne ne pouvait ouvrir la portière de la voiture. Quand les pompiers sont arrivés, je voulais qu'il s'en occupe de suite, qu'il s'occupe pas de moi, pas de sylvain, mais de vincent. ils ont sorti sylvain de la voiture pour l'emmener, et pendant ce temps ils soignaient vincent dans la voiture. et puis ils m'ont sorti de la voiture, je voulais pas, mais ils ne m'écouter pas. et on c retrouver à l'hopital de bourges, tout les deux avec sylvain. et puis ce médecin du samu est venu me dire que vincent était parti. c pas possible ce qui passe par la tete dans ces moments là. c pas vrai, c pas possible, je reve, je vais me réveiller, on va me rendre mon petit. mais non tout est fini. et puis on attend. Mon mari, mon amour est arrivé, comment lui expliquer que je lui ai tué son enfant. et on nous emméne, voir notre enfant. il est tout froid, et à ce moment là, je me dit que ma vie est fini, qu'il va falloir affronter cette perte. Et on se blinde, sinon on meurt. je suis morte, mais à l'intérieur de moi.




